



Sarah Vozlinsky à la Vitrine
SARAH VOZLINSKY
Les cactus ne dorment jamais
du 12 septembre au 10 novembre 2025
Artiste et vidéaste, née en 1989, son travail explore les relations humaines, en particulier nos liens entre humain·es·x, au sein de groupes sociaux, et souvent en interconnexion avec d’autres vivant·es·x.
Sarah Vozlinsky mène des recherches protéiformes dans lesquelles elle fait dialoguer l’image – principalement vidéo et film – l’installation, la sculpture, le son et la performance. Elle emploie comme point de départ la collecte d’éléments du réel, tels que des sons, des images, ou d’autres matériaux
in situ, en mêlant la fonction documentaire et la dimension fictionnelle pour voir comment peut se décaler, se transformer notre relation au monde, aux autres et à nous-mêmes.
Son parcours l’a menée d’études en sciences sociales et politiques à la coordination d’équipes et de programmes d’accès aux droits humains dans plusieurs pays, tout en développant sa pratique. Après quelques années autodidactes, elle intègre les Beaux-Arts du MO.CO. en Master, dont elle diplôme avec les Félicitations du Jury.
Son travail a été exposé en expositions individuelles et collectives et projeté en festivals, en France, aux Etats-Unis, au Maroc, au Tchad, au Bénin et à Cuba.
« Dans le contexte social et politique actuel, j’imagine souvent les fouilles du temps futur. J’y entrevois des fossiles contemporains : ici, des fragments de vertèbres humaines, des architectures corporelles chargées de transmettre – moelle, nerfs, informations. À travers ce terrarium spéculatif, je cherche à explorer la façon dont les corps, les images et les formes portent en eux les traces de ce qui les précède. Comment la mémoire s’ancre-t-elle dans la matérialité ? Comment se transmet-elle, dans le temps long, de génération en génération ? Peut-elle être à la fois figée par les formes, par l’image, et rester vivante ? J’essaie ici d’approcher la mémoire qui s’ancre dans la matière, la rémanence, en tension entre la volonté de conservation et la disparition. Disparaît-elle jamais vraiment ? Ou reste-t-elle en présence silencieuse, transmise et agissante dans nos espaces communs ? »
Sarah Vozlinsky
